juin 2010

Archive mensuelle

Pamplona : capitale de la stupidité estivale alcoolisée

Créé par le 30 juin 2010 | Dans : Traditions connes et cruelles

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Une nouvelle fois, à l’appel des associations Anima Naturalis et Peta, des centaines de personnes se mettront dans la peau du toro dans les rues de Pamplona, le 04 juillet prochain.

Allongées, ensanglantées, des banderilles factices plantées dans le dos ou les épaules, elles protesteront contre cette manifestation récurrente de la stupidité estivale, les lâchers de toros effectués à l’occasion des fêtes de Sanfermin (San Fermín est le saint patron de la Navarre) et bien sûr, les corridas qui les prolongent.

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Ils donnent la mort pour s’amuser et ils ne veulent pas être dérangés

Créé par le 29 juin 2010 | Dans : Traditions connes et cruelles

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La belle affaire ! Un partenariat de rêve ! Le mariage du flingue et du béton ! La collaboration de la ruralité bas-de-plafond et des affairistes !
Je sais, je t’en ai déjà parlé mais il n’est inutile de revenir encore une fois sur le produit frelaté fabriqué en commun par le ministère du réchauffement climatique et la fédé des viandards : le décret pénalisant l’obstruction à la chasse.
Luce Lapin a invité Gérard Charollois à donner son avis. C’était dans le Charlie-Hebdo de la semaine dernière.

Borloo, le béni-oui-oui des chasseurs

Le 2 juin dernier, la FNC (Fédération nationale des chasseurs) reproche, dans un communiqué de presse, à Jean-Louis Borloo de n’avoir pris « aucune mesure tangible […] contre les saboteurs de chasse ». Seulement deux jours plus tard, le 4 juin, le gouvernement français, sous l’impulsion du ministre de l’Écologie et d’etc., cède au lobby des chasseurs à courre en édictant, par décret, une contravention de cinquième classe, passible de 1 500 euros d’amende, pour « obstruction à un acte de chasse ». CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Traditions, 7 juin) est content : « Grâce au partenariat CPNT – UMP, les chasseurs obtiennent une grande victoire, attendue depuis longtemps, contre les anti-chasse. »
Entretien avec Gérard Charollois, président de Convention Vie et Nature pour une écologie radicale.

En quoi cette contravention est-elle une aberration juridique ?

Pour la première fois dans l’histoire du droit, un loisir bénéficie d’une protection pénale, ce qui prouve, s’il en était besoin, que la chasse, mort loisir, n’est pas une activité comme une autre. Depuis quelques mois, des militants de la cause animale perturbaient, sans la moindre violence, les odieuses chasses à courre.
Les veneurs, malgré leurs relais dans l’appareil d’État, ne pouvaient pas faire sanctionner ces trublions dès lors que ceux-ci avaient l’intelligence de ne pas commettre la moindre infraction qui aurait permis au lobby cynégétique de déférer aux tribunaux répressifs ses opposants et de crier au « terrorisme écologiste », selon sa lourde et ridicule propagande.

Quels actes ont commis ces « terroristes » ?

Ils se contentaient d’être présents, de faire du bruit, empêchant les nostalgiques de la féodalité de poursuivre le cerf durant cinq heures avant de le poignarder (pardon, de le « servir »). Pour marquer sa toute-puissance, démontrer sa maîtrise absolue des politiciens de tendance ultraconservatrice, le lobby chasse exigea un décret punissant l’outrage. Le gouvernement obtempéra, révélant, d’une part, sa nature éminemment réactionnaire, d’autre part, la peur du monde de la chasse de toute contestation. Or rien n’arrête une prise de conscience.

Des recours sont-ils possibles ?

Les tribunaux auront à apprécier l’exception d’illégalité du décret, les éléments constitutifs de cette ridicule incrimination, sa compatibilité au regard des articles 9 et 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, et les médias ne manqueront pas de rompre le mur du silence derrière lequel s’abritent ceux qui tuent pour jouir. S’il advenait qu’une majorité politique de progrès des mœurs et des manières accède au pouvoir, l’abolition de la chasse à courre, survivance grotesque et cruelle des temps révolus, sera à l’ordre du jour, conformément à la volonté de plus de 70 % des citoyens, et ce loisir rejoindra dans la poubelle de l’histoire les faits sociaux dont il fut contemporain : monarchie de droit divin, torture, lettres de cachet, esclavage, privilèges…

Certainement pas cons par imprudence…

Créé par le 28 juin 2010 | Dans : Traditions connes et cruelles

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Une fois n’est pas coutume, je te mets un lien vers un reportage criant de vérité sur les viandards et leurs remarquables et constantes dispositions à passer pour des cons.
C’est une petite vidéo mise en partage sur Dailymotion.

C’est ici : http://www.dailymotion.com/video/x9hzcb_groland-accident-de-chasse_fun

 

Avant de finir sous cellophane puis sur un pic à brochettes, il était vivant…

Créé par le 27 juin 2010 | Dans : Animal on est mal

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Aux heures chaudes des journées d’été, quand les grillades rassemblent petits et grands, il est aussi une autre réalité, froide celle-ci, qui mélange l’acier et le sang autour d’un même destin : le meurtre des animaux de rente.

David Myriam est un artiste engagé dans la cause animale. J’ai eu l’occasion de t’en parler à l’occasion de la réalisation d’un film d’animation sur sable sur le thème du foie gras.

Je t’invite à aller visister son site
http://www.art-engage.net/. Tu y trouveras une foultitude de dessins, d’écrits, sur le grand massacre, les usines à viande et sur le sort de ces êtres sensibles qui furent vivants avant de finir sous cellophane.

La tauromachie dans la colle

Créé par le 26 juin 2010 | Dans : Traditions connes et cruelles

Toro

Quand ça veut pas rigoler, ça ne rigole pas…La mafia taurine prend bouillon sur bouillon en ce moment; ca tombe de partout, tout casse, ça merdoie, c’est bientôt la fin des haricots.
Dernier exemple en date : le PP (Partido Popular, la droite réac espagnole) avait saisi la commission culture et tourisme du parlement de la communauté autonome de l’Extremadura (capitale Mérida) afin que la corrida soit déclarée comme bien d’intérêt culturel (BIC).
Raté ! Les votes du PSOE (la majorité socialiste) ont rejeté cette foutaise au motif que sur les millions d’hectares de pâturages que compte la communauté, seuls 47000 d’entre eux sont dédiés à l’élevage des toros bravos et que donc cette activité est mineure pour la préservation de l’écosystéme.
De la même façon, le potentiel économique de la corrida a été considéré comme négligeable, ne pouvant par conséquent justifier une déclaration de cette dernière en bien d’intérêt culturel.

Il faut que tu comprennes bien que la droite espagnole alliée à la toromafia tente systématiquement de promouvoir la corrida comme BIC dans la mesure où ça permettra d’échapper, d’une part, à l’abolition et d’autre part, de pouvoir bénéficier de grasses subventions, comme ce fut le cas dans un passé presque révolu.
La crise économique taille dans le vif, la tauroma…chie dans la colle, le fric vient à manquer, ça sent le carbonisé, ma bonne dame…

Si je te tue, c’est pour te sauver en fait…

Créé par le 25 juin 2010 | Dans : Animal on est mal

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Tuer légalement les baleines pour les sauver.
C’est en résumé ce que signifiait concrètement la proposition de la CBI (Commission Baleinière Internationale) faite à l’ensemble de ses membres réunis à Agadir (Maroc) en ce début de semaine.
Soutenue par la France (pays qui fait, on le sait, grand cas de la protection animale en confiant à des tueurs simplets et portés sur la bouteille le soin de gérer les populations de gibier), cette proposition a fait long feu.
Elle n’est même pas passée aux votes.
Cette idée d’autoriser à nouveau la chasse commerciale en instaurant des quotas revenait bien sûr à supprimer le moratoire décidé en 1986 et à laisser le Japon, notamment, rougir en toute tranquillité les eaux de l’océan austral, considéré à ce jour comme un sanctuaire.

Tu me diras, ce pays ne s’emmerde pas et contourne, année après année, le moratoire en massacrant un millier de baleines sous couvert de chasse ‘scientifique’. Sauf qu’il le fait en toute illégalité, la preuve ayant été donnée que c’était bien pour alimenter en viande les bars à sushis.
C’est la raison pour laquelle les associations Sea Shepherd Conservation Society et Greenpeace vont régulièrement dans l’Antarctique pour contrarier les desseins japonais.
Et n’oublions pas qu’à cet effet, l’Australie va traîner le Japon devant la Cour Internationale de Justice.
La CBI a donc foiré son coup. Ce n’était pas un compromis acceptable qu’elle présentait mais bien une compromission.
Le Japon a menacé de se barrer de la Commission ? Et alors ? Il sera toujours dans la même illégalité (je te rappelle que la baleine est classée à l’annexe 1 de la Cites, comme espèce menacée d’extinction)…Il suffit juste que des pays plus courageux que la France, moins lâches, moins pusillanimes, saisissent les instances judiciaires internationales.
Tuer des espèces animales sous le prétexte de les sauver…Tu vois, il n’y a pas qu’en France que ce principe débile agite des têtes faibles…

 

Sous les collants rose bonbon, l’abjection…

Créé par le 24 juin 2010 | Dans : Traditions connes et cruelles

CORRIDA

Elisabeth Hardouin-Fugier a peut-être écrit l’un des ouvrages les plus clairement anti-corrida qui existent sans avoir besoin de recourir à un mode pamphlétaire, offensif, virulant, où pointe l’écoeurement et la rage.
Ce dictionnaire a une forme factuelle. Il montre tout, sans rien dissimuler. Des dégâts traumatiques (révélés par des planches photos faisant suite à l’autopsie du toro) provoqués par les épées et autres banderilles au financement douteux, limite, des corridas.

Tu sauras tout sur les origines de la corrida, comment elle s’est importée en France au 19ème siècle, sur les techniques de torture employées pour affaiblir l’animal avant que le tueur lui ôte la vie.
En fait, ce bouquin (Editions Alan Sutton) montre froidement, mais sans ambiguïté, que la corrida, c’est en réalité un truc de malades, de tarés, de vicieux, de types à soigner d’urgence, car fiers de traîner avec eux les penchants les plus vils de l’humanité.

 

Thons pêchés, thons emprisonnés, mais thons libérés !

Créé par le 23 juin 2010 | Dans : Protection animale

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C’est à cette occasion que l’on se dit que le petit sacrifice financier en valait la peine; qu’une cotisation de 35 € par an, ou 40 €, c’est finalement bien peu au regard d’un tel résultat; que si plus de gens jouaient le jeu, on pourrait en faire dix fois plus, plus souvent.
Et vient également un peu de fierté, de bonheur, d’avoir contribué modestement à la réussite de cette action radicale, d’avoir fait confiance à cette association qui ne se contente pas, elle, de faire du lobbying vain dans les couloirs des grands hôtels internationaux, en marge des conférences de Copenhague, de Doha ou de ce type d’événements à la con qui n’aboutissent à rien.

Ce fut une bonne semaine : dimanche dernier, j’ai sauvé 5 poules rousses dites ‘réformées’ en partance pour l’abattoir; elles sont chez moi, heureuses, grattant à qui mieux mieux une pelouse qui n’a jamais connu le Round up.

Et bien sûr, Sea Shepherd Conservation Society a sauvé 800 thons rouges le jeudi 17 juin, dans les eaux lybiennes.
La relation de cette action remarquable est disponible ici :
http://www.seashepherd.fr/news-and-media/news-100617-1.html

 

Jamais plus de cirques animaliers à Paris ?

Créé par le 22 juin 2010 | Dans : Protection animale

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Les Parisiens peuvent aujourd’hui se prononcer sur la présence des cirques avec animaux dans leur ville.
Depuis le 15 juin 2010 une pétition est en ligne sur le site de la mairie de Paris, demandant aux autorités parisiennes de ne plus accueillir les cirques avec animaux
Le Maire de Paris permet en effet à ses concitoyens d’interpeller le Conseil de Paris, par le biais de pétitions sur les sujets relevant des compétences municipale ou départementale. Ce droit d’interpellation suppose de recueillir l’adhésion d’au moins 3 % des parisiens, soit 54 000 personnes.

Toute personne domiciliée à Paris, majeure, peut ainsi se prononcer pour l’interdiction dans sa ville des cirques avec animaux. Si dans un an le seuil des 3 % de signataires est atteint et après avoir vérifié la validité des signatures, la Commission parisienne du débat public proposera l’inscription du sujet de la e-pétition à l’ordre du jour d’un Conseil de Paris au Maire de Paris, qui décidera des suites à donner.

Pour signer la e-pétition (parisiens seulement) c’est ici : https://teleservices.paris.fr/epetition/jsp/site/Portal.jsp?page=form&id_form=11

 

Loup y es-tu ? Pan !

Créé par le 21 juin 2010 | Dans : Nature & vivant

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Communiqué de l’association FERUS

Le braconnage des loups une nouvelle fois condamné par la justice !

Franck Michel, le chasseur qui avait tué un loup  en février 2009 au Petit-Bornand-les-Glières (Haute-Savoie) vient d’être condamné par le Tribunal correctionnel de Bonneville à trois ans de confiscation du permis de chasser, et 5000 euros d’amende.

La sanction est à peu près conforme aux réquisitions du Parquet. Ferus s’était porté partie civile comme plusieurs autres associations et a obtenu des dommages et intérêts.

Cette condamnation, dont la sévérité correspond aux standards français dans ce genre d’affaire, confirme que tuer un loup, espèce protégée, est bien un acte grave qui entraîne des sanctions pénales.

Ferus rappelle que dans certains cas très particuliers, quand tous les moyens de protection et d’effarouchement on échoué, les éleveurs peuvent tirer sur un loup munis d’une autorisation spéciale. Ces autorisations tiennent compte de l’état de la population de loups et ne sont délivrées qu’en très petit nombre.

Ferus restera très vigilant et s’associera systématiquement à toutes les poursuites contre ceux qui tirent sur des prédateurs protégés sous des prétextes variés. Récemment, nous avons connu le tir « d’instinct » sur animal « non identifié » (ours Balou), le tir « de défense » -sic- (ourses Mellba et Cannelle), le tir « sur impulsion irrépressible » (loup des Glières)…

Ferus s’est toujours placé dans le cadre du respect des lois et n’accepte pas la confusion entre les préoccupations des agriculteurs et le comportement des chasseurs d’autant plus qu’en l’espèce le tireur n’était pas éleveur.

Cette décision de justice, après la condamnation en mars dernier du chasseur qui avait tué une louve dans les Hautes-Alpes, clarifie la situation et permettra la poursuite de la concertation entre toutes les parties pour assurer la protection du loup dans le contexte particulier d’une montagne occupée et utilisée par l’homme.

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